Louise ! Dame ou paysanne ?
19 mai 2010 classé dans auvergnat de Paris par auvergnat75
Un gros ballot de foin sur l’épaule, Louise remontait son champ d’un pas hésitant. Après l’avoir déposé dans la grange, elle s’était assise sur le bord de l’abreuvoir, elle avait le temps, personne ne l’attendait. A quoi pensait-elle ? A sa jeunesse, à l’opéra, à la grande musique, aux livres qu’elle avait entassés dans sa chambre … ou au bêtes qu’elle avait élevées, et aux durs travaux de la ferme qu’elle avait faits, seule.
Bertrand apprendra au fil de leurs conversations, cette vie de paysanne, commencé à Maurs dans le Cantal natal et qui s’achèvera à Figeac, mais aussi, cette vie de dame, de parisienne, qu’elle aurait pu avoir, et qu’elle a décidé un jour de quitter. L’appel de la terre et de la famille a été le plus fort. Il faut qu’elle lui fasse partager son savoir, son amour de la terre, mais aussi celui de la peinture, de la lecture, de la musique.
Elle doit le faire avant qu’un jour elle ne s’en aille discrètement, chez elle, au petit matin. Mais avant, elle a encore beaucoup de choses à lui apprendre…
L’histoire raconté dans ce roman est le fruit de l’imagination de l’auteur. Chacun c’est que, de nos jours, des choses pareilles ne peuvent plus exister.
Chronique d’une famille de Haute-Auvergne, il y a plus de cent soixante ans, sous le règne de louis Philippe, dans cette région contrastée qui étend sa vue des monts du Cantal jusqu’aux ravins qui glissent dans la vallée du Lot. C’est surtout l’histoire d’un de ces Auvergnats né en 1847, d’abord petit berger à Montsalvy, il va être mobilisé pour la guerre de 1870 et participera au siège de la capitale. Il y restera ensuite, meurtri par la guerre mais plein d’optimisme pour son avenir. Et il aura raison. Porteur d’eau, de charbon, comme beaucoup de ses compatriotes, il va faire fortune en installant sa propre entreprise.
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